Pannikhide (n.f.) : (du grec " nuit entière ") Courte office en commémoration des défunts orthodoxes, souvent célébré entre le décès et les funérailles et aussi les 3e , 7e et 40e jours après le décès et aux anniversaires ; cet office était, à l’origine, la veillée de prière avant l’inhumation.
Pantocrator (n.m.) : (du grec " tout-puissant, maître de toutes choses ") Type d’icône du Christ qui manifeste la Majesté divine du Créateur et Sauveur. Le Christ est généralement assis sur un trône de gloire (souvent seul le buste et les mains sont représentés) ; il bénit de la main droite et tient dans la main gauche un livre, soit fermé ou si ouvert, avec des versets évangéliques. Voir aussi Déesis.
Pâque, Pâques (n.f.) : Au singulier, la fête juive commémorant la passage de l’ange qui fit périr les premiers-nés d’Égypte et le passage de la Mer Rouge, ainsi que la Pâque célébrée par le Christ avec ses disciples ; au pluriel, la fête chrétienne de la Résurrection du Christ.
Paraclisis (n.f.) : (grec, " intercession, consolation ") Office pour la guérison des âmes et des corps, en période d’affliction ou de péril.
Paraclitique (n.m.) : Livre liturgique réunissant l’octèque dominical et l’octoèque de semaine.
Parousie (n.f.) : (du grec, " présence, arrivée, avènement ") Retour glorieux du Christ à la fin des temps, en vue du jugement universel. L’Église attend la seconde venue du Seigneur, mais il ne convient pas de spéculer sur la date ou la manière de cette venue.
Paskha (n.f.) : Dans la tradition slave, gâteau pascal en forme de pyramide fait de fromage blanc, de crème, de vanille, de raisins et de fruits confits.
Passion (n.f.) : (du latin, patior, " souffrir ") Dans le langage ascétique, la passion est un état pécheur, ou une maladie de l’esprit, profondément ancrée dans l’âme et résultant d’une suite de consentements données à de mauvaises pensées. Les Pères identifient généralement huit passions principales : gourmandise, avarice, fornication, colère, tristesse, acédie (paresse ou oisiveté spirituelle), vaine gloire et orgueil, cette dernière étant considérée la " reine des passions ".
Patène (n.f.) : (en grec diskos " disque ") Petit plat rond métallique, supporté par un pied, ou sont déposés la partie de prosphore appelée agneau, ainsi que les parcelles des saints, des vivants et des défunts.
Paterikon (n.m.) : Recueil de sentences des plus grands pères du monachisme, à lire à la table des moines et en carême.
Patriarche (n.m.) : Titre des premiers hiérarques des quatre Églises orientales autocéphales les plus anciennes (Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem), et de quatre plus récentes (Moscou, Belgrade, Bucarest et Sofia). Aussi les Patriarches de l’Ancien Testament, commémorés les deux dimanches avant Noël.
Patriarcat : Dignité ou fonction de patriarche ; aussi territoire où s’exerce son ministère.
Pénitence (n.f.) : Conversion du pécheur. Voir Métanoïa. Désigne aussi le sacrement de la pénitence, ainsi la tâche que le prêtre confesseur peut demander au pénitent d’accomplir.
Pensée (n.f.) : (grec logismoi ; russe pomysl) Dans le langage ascétique, la " forme " que prend dans le champ de la conscience une influence démoniaque tendant vers le péché ou, parfois, l’action bénéfique de la grâce. Voir Consentement, Réfutation, Suggestion.
Pentecostaire (n.m.) : Livre liturgique contenant les offices liturgiques de la " cinquantaine " qui va de Pâques à la Pentecôte, et par prolongement jusqu’au dimanche suivant, le dimanche de Tous les Saints.
Pères : Désigne les Pères de l’Église, ceux reconnus par l’Église qui ont défendu la vraie foi lors des controverses théologiques et qui ont fidèlement transmise la vraie foi ; aussi les Pères du désert, les premiers moines chrétiens, qui dès le IVe siècle, ont mené le combat spirituel dans les déserts d’Égypte et de la Palestine et par extension, tous les Pères ascétiques qui les ont suivis. On appelle " père " un prêtre, un diacre et aussi un moine non-ordonné qui a prononcé ses vœux monastiques.
Péricope (n.f.) : (du grec, " diviser en parts ") Versets sélectionnés de la Bible dont la lecture est assignée à un jour, à un office.
Périchorèse : (du grec " interpénétration, réciprocité ") Perpétuel mouvement d’amour et inhabitation ou interpénétration des personnes de la Sainte Trinité.
Personne (n.f.) : (du latin persona " masque, personnage, caractère, personnalité " ; correspond au grec hypostasis ; en français, " hypostase ") En théologie, une des trois hypostases de la sainte Trinité. Dans la spiritualité, le fondement, l’essentiel unique et mystérieux de chaque être humain, créé à l’image de Dieu et appelé à la ressemblance divine, à la connaissance de Dieu dans une communion d’amour, à la déification, en se conformant à la volonté divine. La vraie personne n’existe qu’en relation, d’abord avec Dieu, mais aussi avec d’autres personnes humaines.
Phélonion (n.m.) : Chasuble du prêtre, signe de la gloire qui l’enveloppe.
Philocalie (n.f.) : (du grec " amour de la beauté " ; en slavon dobrotolioubié) Recueil de textes patristiques, notamment celui publié par Saint Nicodème l’Athonite en grec en 1782, se rapportant surtout à la théorie et la pratique de la prière hésychaste.
Pneumatique ou Pneumatophore (adj. ou n.m.) : (du grec pneuma, " souffle " ou " esprit ") Inspiré de l’esprit, doué de charismes, prophète, celui qui est un " spirituel ". Voir Psychique.
Pokrov (n.m.) : (slavon) Protection et intercession de la Mère de Dieu, fêtée le 1er octobre.
Polyeleos (n.m.) : (grec " nombreuses miséricordes ") Psaumes 134, 135 et 136 chantés aux matines des dimanches et des grandes fêtes ; le Psaume 135 répète à l’envie le refrain Sa miséricorde est éternelle.
Pontife (n.m.) : Évêque ; pontifical, se rapportant à l’évêque.
Portes saintes (parfois aussi, Portes royales) : Porte à double battant au milieu de l’iconostase pour le passage des célébrants durant les offices ; elles sont normalement ornées d’icônes de l’Annonciation et des quatre Évangélistes. Les Portes royales étaient les portes par lesquelles entrait l’Empereur.
Praxis, Pratique : (grec praxis) Action du moine ou de tout chrétien sur lui-même.
Présanctifiés : Saints Dons sanctifiés (consacrés) à l’avance ; aussi la Liturgie des Présanctifiés, célébrée pendant le Grand Carême, composée de l’office des vêpres suivi de la communion aux Saints Dons consacrés le dimanche précédant. Voir Liturgie.
Prière du Cœur : Dans les écrits spirituelles, désigne l’unification de l’intelligence (le noûs) avec le cœur dans la prière profonde ; appelé aussi " prière spirituelle " ou " prière mystique " et généralement considérée comme un don gratuit de Dieu, au-delà des efforts humains.
Prière de Jésus : Prière d’invocation du Saint Nom de Jésus. La formule habituelle dans la spiritualité hésychaste est : Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur.
Prime (n.f.) : La première des petites heures, l’office célébré vers 7 heures.
Primus inter pares : (Latin, " premier entre les égaux ") Titre autrefois attribué au pape de Rome, actuellement au patriarche de Constantinople.
Procession, Procéder : En théologie trinitaire, exprime le rapport entre le Père et le Saint Esprit, qui provient du Père, de qui il tient son origine, en contraste à la Génération, qui caractérise le rapport entre le Père et le Fils, tel qu’exprimé dans le Symbole de foi : " …en l’Esprit Saint,… qui procède du Père ". Voir aussi Monarchie. Aussi, marche solennelle pendant les offices, par exemple la Petite Entrée et la Grande Entrée de la Divine Liturgie, parfois aussi avec les fidèles, par exemple au début de l’office pascal.
Prokimenon (pl. Prokimena) (n.m.) : (grec " ce qui est placé avant ") Versets des psaumes, habituellement chantés en alternance avant une lecture biblique (durant la Divine Liturgie, avant l’Épître).
Propre (n.m.) : Parties variables des offices ou textes spécifiques aux fêtes et temps liturgiques. Voir commun.
Proscomédie (n.f.), Prothèse ou Préparation : (du grec pros " à l’avance " et komeo " préparer un repas ") Office de la Préparation des Saints Dons, c’est-à-dire le pain et le vin, pour la célébration eucharistique. Cet office se déroule au début de la Liturgie, à la table de préparation ou prothèse, dans un espace latéral du côté nord du sanctuaire. Il rappelle symboliquement la naissance du Seigneur dans la grotte de Bethléem et sa mort sacrificielle sur la Croix.
Prosphore (n.f.) : (grec : " offrande ") Pain levé pour la célébration eucharistique : un pain rond en deux parties superposées (symbole des deux natures du Christ) et marqué d'une croix et de l'inscription ISXS NIKA (" Jésus Christ vainqueur "). Une seule grande prosphore ou cinq petites peuvent servir pour le Divine Liturgie. Dans l’usage slave, les fidèles peuvent offrir une prosphore, qui leur est rendue une fois bénies, avec leurs diptyques avant la Liturgie.
Prothèse (n.f.) : Voir Proscomédie. Désigne aussi la table où s’accomplit le rite de la Préparation.
Prototype (n.m.) : Modèle d’une icône : le Christ, la Mère de Dieu, Saint ou Sainte, et à qui s’adresse la vénération accordée à l’icône par le fidèle.
Psautier (n.m.) : Livre des Psaumes, divisé en 20 cathismes pour la lecture courant aux vêpres et aux matines.
Psychique (n.m.) : Dans le langage ascétique, attaché à la vie terrestre ; propre à l’homme privé de la grâce du Saint-Esprit, ce qui le ravale au rang de l’animal. Voir Pneumatique.
Puissance : (grec dynamis) Mouvement qui porte l’Incréé vers le créé, ou mouvement du créé vers l’Incréé ; la Puissance de Dieu désigne le Christ.
Puissances : Les puissances des cieux, les armées des anges ; aussi le sixième ordre dans la hiérarchie des anges, selon Denys l’Aéropagite.