Acathiste (adj. et n.m.) : (du grec " qui n’est pas assis ") Hymne pendant le chant de laquelle on reste debout. L’Hymne acathiste à la Mère de Dieu, le plus connu des acathistes, fait partie des matines du samedi de la cinquième semaine du Carême.
Acédie (n.f.) : (du grec akedia) Rupture de l’ascèse et de la vigilance, état de négligence intérieure, de découragement ou perte de l’élan pour les choses spirituelles, d’où la recherche du " divertissement " sous toutes ses formes. Voir Passion.
Acémète (adj. et n.m.) : (du grec " qui ne dort pas ") Moines de certains grands monastères divisés en trois groupes assurant chacun huit heures d’office.
Action de grâces : Remerciements pour des bienfaits reçus de Dieu. Saint Paul en recommande la pratique constante : En toute condition, soyez dans l'action de grâces (1 Th 5, 18).
Aër (n.m.) : (grec " air ") Le plus grand des trois voiles liturgiques, destiné à couvrir la patène et le calice. Il est agité au-dessus des Saints Dons pendant la récitation du Symbole de foi, en signe de la descente du Saint-Esprit.
Agapes : (du grec agapein " aimer ") Repas des chrétiens, en signe de charité et d’unité. À l’origine, ce repas précédait la célébration eucharistique, alors que maintenant il le suit.
Agneau : Dans la Liturgie, la parcelle centrale, de forme carrée, découpée de la prosphore pendant la Proscomédie et portant l’inscription IS XS - NIKA (Jésus Christ Vainqueur), représentant l’Agneau de Dieu, le Christ immolé en sacrifice. L’Agneau est sanctifié pendant l’anaphore pour servir à la communion.
Alléluia (n.m.) : Acclamation hébraïque signifiant " Louez le Seigneur ". Chant de joie dans la Liturgie et les Offices. L’Alléluia de la Liturgie et de certains offices est un chant qui suit la lecture de l’Épître.
Âme : Chez les Pères, les parties de l’âme sont l’ardeur, le désir et la raison.
Ambon (n.m.) : (grec " petite estrade ") Partie surmontée de la nef d’une église, en forme de demi-cercle, se trouvant généralement juste devant les portes royales ; il peut être aussi sur le coté gauche ou nord.
Amen : Racine du mot hébreu signifiant vérité : " Oui, c’est vrai ; il en est ainsi ". Une affirmation et une acceptation : " Oui, de toute mon âme ".
Anachorèse : Retrait, départ, fait de se retirer dans un lieu désert.
Anachorète : Moine ou moniale solitaire, ermite. Voir Cénobite.
Anamnèse (n.f.) : (du grec anamnesis " souvenir, action de rappeler à la mémoire ") Acte rendant actuel un événement passé ou même - paradoxalement - à venir, en le rappelant non seulement à la mémoire des hommes mais aussi à celle de Dieu. Dans la Liturgie, prière après les paroles de l’Institution qui rappelle et rend présent l’œuvre du salut que Dieu a accompli pour nous, les mystères du Verbe incarné. Ce rappel est fait " en souvenir " du précepte du Seigneur : Faites ceci en mémoire de moi (Lc 22,19).
Anaphore (n.f.) : (du grec : " porter en haut, ou oblation, offrande ") Partie centrale de la Liturgie, la prière eucharistique, au cours de laquelle s’accomplit le mystère sacré (correspond au Canon de la Messe romaine).
Anges : (du grec aggelos " messager ") Créatures incorporels et invisibles, qui apparaissent souvent dans la Bible comme agents ou messagers de Dieu et qui le louent perpétuellement.
Année liturgique : Rappel et actualisation des principaux événements de la vie du Christ et de la Mère de Dieu, l’année liturgique commence le premier septembre.
Antidore (n.m.) : (du grec antidoron " à la place du pain ") Morceaux de pain qui restent des prosphores après que le prêtre a enlevé l’Agneau et les autres parcelles pendant la Proscomédie ; ces morceaux sont bénis pendant la Liturgie, mais non consacrés, et distribués aux fidèles après la communion ou après la Liturgie.
Antiennes (n.f.pl.) (parfois aussi Antiphones, du grec antiphona " répons, refrain ") : Versets, généralement bibliques, souvent chantés en alternance par deux chœurs, encadrant ou accompagnant comme un refrain le chant d'un psaume ou d'un cantique biblique. Le dimanche, les antiennes de la Liturgie dans les églises d’usage slave sont des versets des psaumes 102 et 145 et les Béatitudes (office des Typiques).
Antimension (n.m.) : (du latin anti " contre " et mensa " ce qui est fixe, table ") À l’origine un autel portatif. Actuellement un linge sur lequel est dessinée la scène de l’ensevelissement du Christ et au revers duquel est cousu un sachet contenant des reliques de martyrs. Il est consacré et signé par l’évêque dont le prêtre célébrant la Liturgie est le représentant et il repose sur l’autel pendant la Liturgie. Dans l’usage grec, il ne contient pas de reliques.
Apocatastase (n.m.) : (du grec, " rétablir, restaurer ") Enseignement, rejeté par l’Église au Ve Concile œcuménique, de la restauration universelle du cosmos dans son harmonie originelle à la fin des temps ; plus étroitement, salut universel de tous les hommes et les anges, y compris les démons.
Apocryphe (adj. et n.m.) : (du grec " tenu secret ") Écrit chrétien primitif dont l’authenticité n’a pas été suffisamment établie et qui n’a pas été retenu dans les canons des saintes Écritures. Les fêtes de la Nativité et de l’Entrée de la Mère de Dieu au Temple sont inspirées d’un document apocryphe, le " Protoévangile de Jacques ". Certains textes de l’Ancien Testament (notamment Tobie, Judith, Maccabées, Sagesse, Écclésiastique et Baruch) sont appelés parfois " deutérocanoniques ", parfois " apocryphes ". L’Église orthodoxe conserve ces livres mais considère qu’ils n’ont pas le même degré d’inspiration que les autres livres canoniques.
Apokréo (n.m.) : (grec, " adieu à la chair ") Dernier dimanche où l’on peut manger de la viande avant le Grand Carême.
Apollinarisme : Hérésie d’Apollinaire de Laodicée au IVe siècle, selon lequel l’humanité du Christ, incomplète ou imparfaite, n’ayant pas d’esprit ou intellect (noûs), était nécessairement complétée par la nature divine du Logos.
Apolytikion (n.m.) : (du grec " qui conclut ") Tropaire récapitulatif du sens de la fête, chanté à la fin des vêpres et de matines ainsi qu’à la Liturgie après la Petite Entrée. Dans l’usage slave, on dit simplement " tropaire ".
Apophase, Apophatique : (du grec apophasia " négatif ") Approche de Dieu qui procède par négation, dire ce que Dieu n’est pas. Voir Cataphatique.
Apophtegme (n.m.) : Parole mémorable des Pères du désert, comportant souvent une anecdote ou une question du disciple et la réponse de l’ancien.
Apostiches (n.m.pl.) : Versets psalmiques chantés à la fin des vêpres et des matines, intercalés entre des versets psalmiques. Apôtre (n.m.) : En l’absence d’autre contexte, réfère souvent à l’Apôtre Paul ; également le livre liturgique contenant les Épîtres de chaque jour de l’année liturgique.
Après-fête (n.f.) : Prolongement d’une fête, qui peut aller d’un à huit jours (octave). Archimandrite : (lit. " chef du troupeau ") Supérieur d’un monastère, synonyme d’higoumène. Aujourd’hui également un titre honorifique accordé à un moine prêtre. Archistratège : Chef des armées célestes, titre attribué à l’archange Michel.
Arianisme : Hérésie d’Arius (IVe siècle), prêtre d’Alexandrie, qui prétend que le Christ n’est pas Dieu, mais un être supérieur créé par Dieu.
Ascèse : (du grec askysis " exercice ou combat ") Pratique ou lutte spirituelle en vue du salut, en particulier pour la maîtrise des passions. Sont inclus parmi les pratiques ascétiques la prière, le jeûne, les veilles, les métanies et l’aumône.
Astérisque (n.m.) : Instrument liturgique composé de deux lamelles de métal, recourbées en demi-cercle. croisées l’une sur l’autre, terminées par une croix, à laquelle pend une petite étoile. Elle sert à préserver les parcelles de pain du voile qui doit les couvrir.
Athonite : Moine du Mont Athos (en grec oros agios, " sainte montagne "). On dit aussi hagiorite. Attendrissement : (en grec katanyxis) Dans la spiritualité, une douleur du cœur liée à la douceur de l’amour de Dieu et du prochain et à une profonde humilité.
Autel : Table Sainte placée dans le sanctuaire de l’église, lieu central du déroulement du sacrifice eucharistique, qui rend présent et actuel le sacrifice du Christ ; représente aussi la Croix et le Tombeau.
Autocéphale (adj.) : (du grec " qui a sa propre tête ") Indépendance ecclésiastique des Églises nationales orthodoxes, tout en étant en communion entre elles.
Autonome (adj.) : Église orthodoxe qui a à sa tête un archevêque ou métropolite majeur, mais qui pour certains actes importants doit recevoir l’assentiment du Patriarche dont elle relève.
Avant-fête (n.f.) : Jour ou série de jours (cinq pour Noël, quatre pour la Théophanie) qui précèdent une grande fête.
Avent : La fête de la Nativité du Christ, le 25 décembre, est précédée d’un carême de quarante jours, appelé " Avent ".
Axios : (grec, " il est digne ") Se dit ou se chante trois fois par l’ordinant et par le peuple pendant l’ordination d’un diacre, d’un prêtre ou d’un évêque.